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Conférence 4
Timothy Mason
Cours donné dans le cadre de la formation des PE2 à l'IUFM de Versailles entre 1994 - 2001
Apprentissage d'une
deuxième langue
Les expériences
canadiennes
A : Introduction
Tout se passe, donc, comme s'il existait un dispositif dans le
cerveau qui nous dote d'une capacité d'apprentissage linguistique
spécifique - du moins c'est ce que prétendent un certain
nombre de ceux qui travaillent aujourd'hui sur la cognition.
- Et il faut peut-être mentionner en passant
qu'une des écoles de neurologie et de science cognitive, dont le
chercheur le plus connu populairement est Howard Gardner, travaille sur
l'idée qu'il y aurait chez l'homme plusieurs capacités
spécifiques -
- Gardner lui-même parle de sept, telle que
la capacité mathématique, la capacité cinétique, la
capacité musicale, la capacité de comprendre soi-même, la
capacité de comprendre les autres
- ... Chomsky n'est pas une voix solitaire qui crie
dans le désert.
Et tout se passe comme si l'enfant était
particulièrement apte à acquérir une langue sans effort
conscient, sans se poser des questions sur sa structure - sans vraiment
l'apprendre. Donc, il semble qu'on pourrait espérer que, si on
commençait assez tôt, on pourrait produire des enfants
bilingues.
Le Bilinguisme
- Là, il faut s'arrêter et poser la
question, qu'est-ce que le bilinguisme? Voyons - je suis bilingue - vous
êtes bilingues - aujourd'hui, presque tout le monde est bilingue - un
peu. Mais sommes-nous des vrais bilingues?
Selon Selinker, le vrai bilingue - celui qui peut fonctionner
aussi aisément dans une langue que dans l'autre - est une perle rare.
Seulement 5% de ceux qui apprennent une langue étrangère
arrive à cette étape. Pour nous autres, on arrête avant.
Pourquoi?
- - peut-être avons-nous commencé trop tardivement.
Moi-même, j'ai commencé réellement à apprendre la
langue française quand j'avais 28 ans. Rien d'étonnant si je ne
la maîtrise pas. Mais je connais des gens qui ont commencé
à étudier une langue même très tardivement, et qui
sont arrivés quand même à aller très loin.
- - peut-être ne sommes nous pas assez exposés
à la langue. Mais là, je dois avouer que cela fait presque vingt
ans que j'habite dans ce pays, et vingt-cinq ans que j'ai épousé
une Française - et cela ne m'a pas amené à la
perfection.
- - peut-être que, quelque part, c'est une question
d'attitude. Après tout, j'ai des collègues, anglophones au
départ, qui parlent le français parfaitement. Mais eux, ils ont
un amour de la langue que je ne partage pas - ils ont choisi la France et la
langue française, alors que moi, je suis tombé dedans, un peu au
hasard. Et quand je suis arrivé au point où j'étais
capable de satisfaire mes besoins communicatifs, j'ai tout simplement
abandonné la lutte. Que m'importe si je fais toujours autant de
fautes de genre! Que m'importe si je n'arrive pas à maîtriser le
subjonctif! Et là, ma langue s'est fossilisée, et me voici
coincé à jamais entre le monolinguisme et le bilinguisme.
Justement, dit Selinker, la grande majorité d'apprenants sont
condamnés à la fossilisation.
Donc, pour que la personne devienne réellement bilingue,
il faut réunir de nombreux facteurs - l'âge, l'input, et la
volonté. Et même cela ne suffit pas toujours.
- Les gens qui sont pleinement bilingues sont
pour la plupart nés dans des familles mixtes, où le
père parle une langue et la mère une autre - mais mes enfants,
dont c'est le cas, ne sont pas parfaitement bilingues. Bien sûr, ils
comprennent l'anglais parfaitement, et ils parlent très bien - mais on
peut déceler chez eux des traces qui trahissent le fait que leur
langue maternelle soit le français.
- A mon avis, le vrai bilingue est normalement
né dans une famille où la mère est une
étrangère. Si mes enfants avaient grandi en Angleterre, ils
seraient peut-être aujourd'hui de vrais bilingues.
Les méthodes naturelles ne suffisent pas pour produire des
enfants bilingues. Néanmoins, nous entendons beaucoup de ceux qui sont
parmi les partisans les plus convaincus de l'enseignement d'une langue à
l'école primaire mettre en avant des méthodes de type 'bain de
langage'. Tournons-nous, donc, vers des expériences qui ont
été faites dans ce domaine.
B : L'immersion
De nombreux Québécois francophones aimeraient que la
Province devienne indépendante, libérée du joug
anglophone. Mais depuis des années le Québec a survécu
dans le Canada comme une région semi-autonome, où le
français est la langue officielle, car l'avance des
indépendantistes depuis les années 60 forçait le
gouvernement à reconnaître son statut spécial.
Ceci a mis les anglophones du Québec en mauvaise posture.
Beaucoup d'entre eux ont décidé que c'était dans leur
intérêt de s'assurer que leurs enfants apprenaient parfaitement le
français. Mais si les écoles offraient des cours de
français aux enfants anglophones, ceux-ci n'étaient pas d'une
grande efficacité - c'est à dire, qu'ils étaient d'une
efficacité normale pour des cours de langue. Que faire?
- Les parents ont fait pression sur les
écoles pour qu'elles fournissent des cours d'un nouveau type. C'est
ainsi qu'à partir de 1965, on voit de nombreux enfants anglophones
(autour de 10%) inscrits dans des classes d'immersion. Ces classes sont
fondées sur l'idée que la meilleure façon d'apprendre une
langue étrangère est la façon naturelle - de la même
façon que l'enfant apprend sa langue maternelle. Ce qui veut dire que,
au lieu de se concentrer sur la grammaire de la langue, dans des classes
spécialisées de langues, le jeune apprenant devrait être
exposé à la langue étrangère dans des situations
naturelles. Au lieu d'apprendre le français dans des classes de
français, ces enfants apprenaient les mathématiques, l'histoire,
etc. en français.
Certains programmes commencent dès l'école
maternelle, d'autres un peu plus tardivement, et d'autres encore à
l'école secondaire. En ce qui concerne les programmes d'immersion
précoce, dans un premier temps les enfants entendent du
français - leurs professeurs emploient cette langue - mais
eux-mêmes peuvent continuer à communiquer en anglais.
Les résultats de ces expériences sont très
positifs. Beaucoup de parents sont convaincus de l'efficacité de cette
approche, et le nombre d'enfants inscrits s'accroît chaque année.
- Le degré d'immersion varie d'une
école à un autre, mais le minimum est que la moitié des
cours soient donnés en français lors de la première
année, et qu'ensuite, au moins deux matières soient
enseignées dans cette langue. On peut distinguer entre l'immersion
totale, donc, et l'immersion partielle.
- On peut distinguer entre les classes d'immersion
précoce - qui commencent en maternelle - et ceux qui commencent plus
tardivement. Certains classes d'immersion ne commencent qu'au niveau
collège.
Première question : est-ce que cette approche peut
interférer avec les progrès scolaires dans les autres
matières, et en particulier avec les progrès en langue
maternelle?
- Il fallait la poser, cette question, car des
observateurs ont pu déceler des déficits cognitifs parfois chez
les enfants bilingues. Ainsi, par exemple, une étude linguistique des
enfants des travailleurs finlandais, immigrés en Suède, a
trouvé que les enfants qui arrivaient après l'âge de dix
ans apprenaient bien le suédois, et gardaient leur langue maternelle
intacte, alors que les enfants qui arrivaient autour de l'âge de 7 ans
souffraient de ce que certains appelaient le 'semilinguisme' - ils avaient
de mauvais résultats et en Suédois et en Finnois. On en
concluait, donc, qu'il fallait mettre bien en place la première langue
avant de commencer l'acquisition d'une deuxième.
Est-ce que les petits anglophones dans les classes d'immersion
perdaient leur langue maternelle?
- La réponse à cette question est
généralement négative. Quand on teste des enfants en
troisième année de scolarité secondaire, ceux qui
ont suivi des programmes d'immersion sont au même niveau ou même
supérieur aux autres. Toutefois, il semble que si l'écrit
est enseigné dans les deux langues simultanément, il peut y avoir
des effets d'interférence - il vaut mieux, donc, mettre en place le
code écrit dans une des deux langues avant d'aborder l'écriture
de la deuxième langue.
Par contre, les enfants qui suivaient des cours d'immersion
totale, et qui apprenaient la langue écrite d'abord en
français, apprenaient le code écrit en anglais très
rapidement quand ils recevaient des leçons spécifiques
après deux ou trois ans de français. Pour les maths et les
sciences, les résultats sont équivalents quand l'immersion a
commencé dès la maternelle. Pour ceux qui ont commencé
plus tard, il y a des difficultés, mais apparemment ils les rattrapent
plus tard. Ceci est probablement dû au fait que leur niveau en
français n'est pas suffisant pour parler des mathématiques et des
sciences au niveau où ils les abordent à ce moment plus
tardif dans leur scolarité.
Certains des tests indiquent que les enfants qui ont suivi le
programme sont plus créatifs, qu'ils possèdent une plus
grande flexibilité mentale. Ainsi, le fait d'apprendre une langue
étrangère à cet âge aurait des conséquences
positives sur la cognition en général. Mais sur ces
résultats, il faut rester prudent ; après tout, ces enfants ne
sont pas des enfants moyens - ils sont des rejetons des familles hautement
concernées par l'éducation, et qui ont choisi de mettre leurs
enfants dans des écoles spéciales. On peut penser que le
milieu familial serait en moyenne plus favorable au développement mental
(tel que celui-ci est mesuré par les testes standards) des petits que
les familles non-participantes.
Regardons maintenant les résultats en ce qui concerne la
langue française - donc la langue 2. Premier constat - ces enfants
sont de loin meilleur que ceux qui n'ont suivi que des cours
'traditionnels'.
- Ils comprennent le français, aussi bien
parlé qu'écrit, avec la même facilité que des
enfants francophones, et leur vocabulaire est aussi grand.
- Mais l'expression orale et écrite est
quelque peu défaillante. Ils sont supérieurs aux autres
enfants anglophones, mais ils ont tendance à offrir des bribes de
phrases, plutôt que des phrases construites, et ils ne prennent pas la
parole spontanément en français. Selon Hammerley, les enfants
développent une sorte de 'pidgin' de salle de classe
- - dans les contextes hautement structurés
des leçons, les réponses offertes par les enfants sont facilement
interprétables par les professeurs, qui n'exigent pas des phrases
entières. Les enfants communiquent - mais il leur manque la
capacité grammaticale. Ainsi, ils simplifient
considérablement la phrase verbale. Ils ont tendance à modeler
tous les verbes sur les verbes du premier groupe (les verbes en er) En
plus, ils calquent le placement des pronoms compléments sur l'anglais -
ils produisent, par exemple - 'J'ai donné le à lui'.
Mais en même temps ils développent des
capacités communicatives très fortes, ce qui leur permet de dire
tout ce qu'ils veulent malgré leurs insuffisances grammaticales. En
ce qui concerne les élèves qui ont suivi les programmes
d'immersion partielle, ils sont plus faibles que ceux de leur âge qui ont
suivi l'immersion totale - mais ils ont les mêmes résultats que
les enfants plus jeunes, et qui ont suivi l'immersion totale pour le
même nombre d'heures
Donc, il est légitime de croire que ce qui est important
est le nombre d'heures passées à entendre le français,
plutôt que l'intensité de l'expérience.
- Est-ce que les enfants qui commencent l'immersion
tardivement progressent autant que ceux qui l'ont commencé tôt?
Les résultats ici sont équivoques. Ainsi, en Ontario, les enfants
qui ont commencé plus tôt, testés à 13 ans, ont des
résultats supérieurs à ceux qui ont commencé plus
tardivement. Mais à Montréal, les résultats des enfants
testés à 17 ans ont montré que ceux qui ont
commencé tardivement avaient les mêmes résultats que ceux
qui ont commencé tôt. Il semble que les enfants plus
âgés réussissent mieux pour certains aspects - comme la
production et la compréhension de l'écrit - que les enfants plus
jeunes.
- Une autre conséquence de ces programmes est que les
enfants anglophones qui les suivent ont des attitudes beaucoup plus positives
vis-à-vis de la communauté francophone que les autres.
En France, certains instituteurs ont posé le
problème des enfants moins doués ou avec des handicaps
linguistiques. Or, de tels enfants, dans les expériences Canadiennes,
n'ont pas souffert d'effets adverses de l'immersion. Les enfants de QI bas ont
réussi aussi bien que les autres en ce qui concernent les
capacités orales en français, sans perdre de points dans les
autres matières. Ils ont moins bien réussi en ce qui concerne
l'écrit.
C : Peuvent-ils le faire sans
prof?
Si ces expériences sont intéressantes, les
expériences à New Brunswick le sont encore plus pour nous. Le New
Brunswick est une province bilingue, où à peu près un
tiers de la population est francophone. Le gouvernement a décidé
qu'il fallait que ces enfants puissent avoir accès à la langue
anglaise, mais il n'avait pas les ressources pour embarquer sur un programme
d'immersion, ni même de fournir des professeurs spécialisés
d'anglais pour toutes les classes en primaire. Donc, ils ont
décidé d'employer une méthode basée sur l'input' -
c'est à dire, sur la compréhension, plutôt que la
production de la langue.
- Dans les écoles choisies pour cette
expérience, les enfants des niveaux 3 à 6 - c'est à dire
entre 8 et 11 ans - passent 30 minutes par jour à étudier
l'anglais. La salle de classe est équipée de magnétophones
personnels, et de livres. Pour chaque livre, il y a une bande
magnétique. Les livres sont groupés par niveau - mais pas
vraiment par niveau de langue - plutôt par niveau d'intérêt
des élèves, selon leurs âges.
Quand ils entrent dans la salle, chaque enfant choisi un
livre et une K7, et puis s'assoit à une table où il lit le livre
et écoute l'enregistrement. L'enfant est libre dans son choix. Certains
enfants relisent le même livre plusieurs fois, alors que d'autres sont
plus entreprenants dans leurs choix. Une fois installé, l'enfant
travaille seul - le professeur de la classe n'intervient pas - sauf si un
enfant manifestement ne travaille pas ou s'il y a un problème technique
- et n'a pas de formation particulière en langue anglaise.
Après trois ans, les performances de ces enfants ont
été testées, et comparées avec celles d'enfants
ayant suivi des cours normaux avec des professeurs bien qualifiés et
consciencieux. On a testé leur vocabulaire, leurs connaissances de la
grammaire, et aussi leur production semi-guidée. Sur la plupart des
tests, il y avait peu de différence entre les deux groupes - ceux qui
avaient suivi la méthode sans professeur avaient les mêmes
résultats que ceux qui avaient eu des professeurs.
- Mais, sur un test de production
semi-guidée, où on demandait aux enfants de décrire des
documents iconographiques, les enfants du groupe expérimental
étaient nettement meilleurs que ceux qui avaient suivi des
méthodes normales - ils avaient un plus grand vocabulaire, et une
syntaxe plus flexible que les autres.
Notez que ces enfants n'avaient jamais eu occasion - du moins dans
l'institution scolaire - de produire de l'anglais.
En plus, ils disaient qu'ils aimaient leurs cours d'anglais, et
qu'ils anticipaient ce moment de leur journée avec plaisir. Ils
semblaient aussi plus autonomes dans leur apprentissage. Quand on demandait aux
enfants ce qu'ils feraient s'ils ne comprenaient pas un mot ou une phrase, les
enfants qui avaient suivi des cours traditionnels disaient qu'ils demanderaient
au professeur. Les enfants des 'input' groupes disaient qu'ils chercheraient
dans le glossaire de leur livre ou dans un dictionnaire.
L'évaluation de cette expérience n'est pas encore
terminée, mais déjà il semble que l'on puisse dire que des
enfants sont capables d'acquérir une grande compétence
linguistique sans enseignement formel, sans leçons de grammaire
et sans avoir eu à parler ni à écrire dans la langue.
D : Conclusion
De tout cela, quoi retenir?
- 1. Avec des enfants âgés entre 5 et
11 ans, des méthodes fondées sur l'input - immersion ou lecture
personnelle - ont des résultats très positifs en ce qui concerne
la compréhension et l'emploi de la langue à des fins de
communication.
- 2. Que ces méthodes ne sont pas parfaites - en
particulier, elles sont défaillantes en ce qui concerne la correction
grammaticale.
- 3. Que l'apprentissage d'une langue étrangère
à l'école primaire n'empêche pas l'enfant de progresser en
langue maternelle - mais qu'il vaut mieux attendre la mise en place de
l'écrit en première langue avant d'aborder l'écrit en
seconde langue.
- 4. Que les enfants moins doués ne perdent rien à
suivre un enseignement de langue du type input - ils progressent autant que les
autres à l'oral et ne subissent pas d'interférences en ce qui
concerne la langue maternelle.
- 5. Que les lacunes en grammaire des enfants suivant des cours
d'immersion provient surtout de la situation de classe ou les professeurs et
les autres enfants les comprenaient trop rapidement - il faut, donc, attirer
l'attention de l'enfant sur le fait qu'une mauvaise construction grammaticale
peut nuire à la compréhension.
- 6. Qu'il est fortement possible que la façon d'apprendre
une langue à des enfants du primaire soit différente de celle des
enfants plus âgés. En particulier, la mise en place des
compétences littéraires est plus facile avec des enfants plus
âgés - et probablement c'est à l'école secondaire
que l'enfant comprendra réellement l'importance d'une syntaxe
correcte.
Quelles conclusions pour l'enseignement d'une langue à
l'école primaire en France? Il est évident que les
expériences Canadiennes des classes d'immersion ne peuvent pas nous
servir de modèle - nous n'avons ni le nombre de professeurs
linguistiquement compétents, ni la volonté politique pour imposer
un tel système. Néanmoins, ils nous indiquent un chemin
intéressant.
- Le professeur à l'école primaire
n'est pas un spécialiste de la langue étrangère. Vous
n'avez pas les compétences nécessaires pour enseigner la langue.
Mais vous avez les compétences pédagogiques nécessaires
pour mettre les enfants en situation de découvrir les langues.
- A mon avis, ce sera votre tâche de fournir aux enfants
les occasions d'entendre une grande variété de langage :
- Des comptines
- Des chansons
- Des contes
- Ce matériel sera toujours entouré
par un dispositif dont le but est de rendre le langage compréhensible
- - des images
- - des gestes
- - un projet cohérent - et soutenu par le travail
que vous faites avec eux en français, en histoire-géo, en maths,
en gymnastique, etc., etc.
- Vous ferez voyager les enfants à
travers ces 'inputs' vers des pays et des cultures qu'ils ne connaissent pas
encore.
Car je crois qu'il est important de fournir aux enfants des
échantillons de langage authentiques :
si vous faites de l'espagnol avec eux - faites leur entendre
des contes et les poèmes qu'entendent les petits Espagnols, les petits
mexicains. Si vous faites de l'allemand, faites leur écouter/regarder
des contes que connaissent les petits allemands.
Selon moi, les méthodes produites pour les langues
à l'école primaire sont souvent trop proches de celles que nous
trouvons pour le collège. Le langage est limité par un souci
d'enseigner une chose à la fois. Le professeur est censé
enseigner la grammaire, les fonctions de la langue. Je pense qu'il vaut mieux
laisser ce travail aux professeurs de collège. De toute façon,
rien n'est moins sûr que l'efficacité de cette approche.
Si vous avez des questions ou des commentaires, vous pouvez
m'écrire à
tmason@timothyjpmason.com
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